NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

IN MEMORIAM TOUSSAINT LUCIANI

07-02-2018

C'est avec tristesse que nous apprenons le décès à l'âge de 79 ans de Mr Toussaint Luciani, ancien maire de Moca Croce, conseiller général du canton de Petreto Bicchisano, conseiller territorial dès 1982 et remarqué par François Mitterrand. Tous les néomuvristes s'inclinent devant un des héros de l'anti-gaullisme mais aussi devant le polytechnicien.
 En effet, depuis l’éviction des territoriales de Pierre Chaubon par Orsucci, la Corse ne dispose plus de technicien de valeur au moment où elle en a le plus besoin. Au fil des décennies, la quantité des élus à prévalu sur leur qualité. Il y a peu d'hommes politiques corses contemporains que nous pourrions appeler "nos pères spirituels" . Toussaint Luciani en a fait partie; parce qu’au sein de cette petite Nation, il était un des rares à avoir une vision d’État alors que ses successeurs n'ont qu'une conscience de tribus, voire de meutes. Nous lui rendrons un dernier hommage sur sa tombe jeudi à 15h. Certains doivent se sentir à peine plus soulagés car malgré sa longue maladie, son ombre à plané au dessus de chaque scrutin.

Comme on le chantait au sujet de Napoléon: "Et même mort, il les faisait trembler encore."

A SQUADRA

Rete suciale

                           

Circà

DITE A VOSTRA !

Tribunes libres, reflexions ideologiques, économiques, écologiques etc. CPN vous donne la parole ! Formulaire

Arritti


L'altri


Literatura

Juriste, avocat et talentueux écrivain insulaire , Philippe Chiaverini nous incite, dans le roman "Dictature molle", à une réflexion sur les ressorts de la chape de plomb étouffant la vie intellectuelle et l'être profond des sociétés ouest-européennes "évoluées", mais qui, comme de juste, commence à se lézarder sous le propre poids de ses contradictions. La "raison d'état" se révéla dans l'Histoire comme l'un des fondements de l'édification de sociétés d'Ordre et d'Harmonie, tournées vers la transcendance et le dépassement de la dimension "humaine trop humaine" et en réalité, tendant vers l'infra-humain, qui régit le monde occidental actuel. Les préoccupations qui inspirent les organes politico-administratifs dans lesquels se meuvent les protagonistes de Dictature molle, se révèlent cependant d’une nature bien différente de celle qui sous-tendait l’action de leurs prédécesseurs ante-révolutionnaires. C’est l’expérience qu’en fait, de manière plus ou moins consciente, Georges Roseau, jeune cadre administratif qui commence une carrière de bureaucrate comme chef de pôle à la sous-préfecture de Brive-la-Gaillarde. Empli de l’importance de ses fonctions qu’il considère comme essentielles à l’accomplissement du Service public, auquel il voue un culte, il se fait le relais empressé des conceptions d’une hiérarchie qui juge que le libre-arbitre est une notion trop aléatoire pour se dispenser de mettre la population sous une tutelle, forcément bienveillante, qui pénètre les détails les plus anodins de l’existence.