NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

ZAD, BAD, Sécession et Révolution

25-04-2018

"La révolution ne se fonde pas sur la violation d'un ordre social dont, en vertu de leur statut, les gouvernants devraient être les défenseurs, mais sur la volonté d'établir un ordre nouveau. Elle naît au moment où, l'idée de droit officielle ne rencontrant plus d'écho dans la conscience juridique des membres de la collectivité, une idée de droit nouvelle surgit, servie par un pouvoir agissant, dont le but est de remplacer les autorités établies pour introduire dans l'organisation sociale les principes directeurs de l'idée dont il incarne l'énergie" (G. Burdeau, Droit constitutionnel et institutions politiques, Librairie générale en droit et de jurisprudence, 1976).


L'évolution toujours plus rapide et cataclysmique du contexte ouest-européen exige, pour ceux des autochtones qui aspirent à une survie collective, l'élaboration et la mise en pratique de conceptions archéo-futuristes, métapolitiques, par delà le spectacle politico-électoral. Ces concepts et pratiques sont celles de l'auto-détermination et l'auto-organisation. Les ZAD ( zones à défendre ) et la BAD ( Bases autonomes durables) incarnent actuellement cette orientation révolutionnaire. Un peu partout en "zone occupée" occidentale, des jeunes et moins jeunes, conscients et décidés à survivre au chaos, réfléchissent, s'organisent, agissent.

Les militants de Génération Identitaire qui ont bloqué ce week-end le col de l’Échelle dans les Alpes, lieu de passage d'immigrés clandestins à la frontière entre la France et l’Italie, ont fait parler d’eux jusque dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale française, où se bouclait dans le même temps l’adoption du projet de loi asile-immigration.

  Dans le même temps, notre pauvre député autonomiste J.F. Acquaviva  se lançait de son coté dans une diatribe pro-immigrationniste, déclaration d'amour à la "République", à contre-courant de  la volonté majoritaire des Corses au vu des résultats des dernières élections ( présidentielles, législatives et territoriales ) et ne satisfaisant visiblement que le marigot médiatico-maçonnique insulaire. Quelles que soient les latitudes, politiciens et patriotes ne vivent visiblement pas sur la même planète.

Génération Identitaire (G.I.) est née en 2012 sur le toit de la nouvelle mosquée de Poitiers. Tout un symbole. Nous ne reviendrons pas sur sa présentation mais sur le fond de l'action du "Col de l’Échelle". Tout d'abord sur la méthode. Vu de nôtre île, elle semble fille de son époque, hybride entre la stratégie de CasaPound et de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. C'est en soi significatif du changement des temps, quelle que soit l'option politique. Pour le coup, il s'agit là d' un "ZADisme" populaire, de droite et  non plus confiné à l'extrême gauche. Si elle est répétée, cette méthode serait plus populaire encore du simple fait de sa mobilité mais aussi de sa réminiscence "Volkisch", de reconquête collective de l'espace naturel. C'est avant tout une opération publicitaire réussie. Et surtout très bien contrôlée qui aurait pu tourner à l'embuscade et avoir des conséquences politiques discutables. Si, en Corse, un tel incident pourrait être un déclenchement insurrectionnel ( cf Aleria ) ce serait probablement une erreur sociologique dans l'hexagone avec des conséquences géopolitiques et humaines bien plus graves.

Ainsi, contrairement à ce que disait Giscard, la Corse n'est pas la France. De l'Espagne à la Bulgarie, d'autres jeunes s'organisent et agissent mais ce qui est intéressant pour le cas français, c'est la dimension politique que prennent immédiatement de telles initiatives. Tout d'abord, il s'agit d'un groupe de citoyens, au sens grec, qui se substituent pacifiquement et symboliquement à l’État, considérant qu'il n'assume plus ses devoirs régaliens. Quand un État n'assume plus ses fonctions, il devient illégitime. C'est donc une action très politique, jusqu'au point révolutionnaire. Les médias  du Système ne s'y trompent pas tant leurs interventions respirent le désarroi et le dépit. En second lieu, c'est l'occasion de constater quel est le degré de conscience politique des chefaillons auto-proclamés de la dissidence française. Pourront ils profiter de la dynamique pour dépasser leurs égos au profit du bien commun? C'est une occasion de créer un mouvement unitaire, vertu de l'action. Quelques centaines de personnes dans le maquis, même désarmées mais germes d'une société parallèle et autonome ont, au vu de la symbolique, plus d'impact que des milliers de manifestants dans une ville hostile de plusieurs millions d'habitants. En effet, dans les terres, le peuple est avec le peuple.

Idéalement, les militants patriotes devraient se constituer en société sur les marches du pays. Mais il ne faut pas confondre la cause et l'effet. Le chaos migratoire est le fait du régime. L'action doit être politique et, sur le fond, tournée contre l’État. Il n'est pas question d'en être les supplétifs sur ses frontières mais de le renverser pour reprendre notre autonomie, en tant que peuples européens, en tant que travailleurs et en tant qu'hommes libres.

 Bien que luttant pour leur émancipation, les nationalistes corses ne détestent  pas les français au point de vouloir leur disparition. Ce qui n'est vraisemblablement pas le cas de l’État qui nous subordonne tous. A un moment, il faudra que chacun reconnaisse ses alliés potentiels et ses ennemis réels. Les raids identitaires sur les limes, qui ont pour but de conscientiser les français et non de barrer les frontières, devront par la suite évoluer en zones autonomes durables, d'autant plus qu'ils présentent un caractère international et européen. Ils préfigurent la sécession mentale, politique, sociétale, des "zones périphériques", où d'ores et déjà, se regroupent les européens.

  L'action  du Col de l’Échelle à plus de portée que le soutien électoral à un parti politique respectant les institutions, donc jouant avec les règles de l'ennemi. Sans refuser le soutien moral des partis (si jamais il y en a un), les militants, les groupes engagés dans cette lutte doivent conserver leur autonomie car l'objectif n'est pas le soutien partial à un groupe public, ce qui est source de division, mais le renversement d'un système au profit du peuple. Sur la base de son identité, de ses m½urs, de ses rêves et de sa volonté. Cela ne condamne pas définitivement l'action politique traditionnelle, mais inverse les priorités et les hiérarchies. C'est l'occasion d'une refondation saine. Les groupes autonomes radicaux impulseront désormais l'énergie ET la doctrine au parti de façon à drainer un nouveau corps électoral. Le parti soutiendra médiatiquement, financièrement et juridiquement la dissidence; sans failles. Au moment où certains étudiants-parasites pensent ouvertement une Europe islamo-marxiste ( pauvre Marx !)  et que les détritus gauchistes organisent la percée des frontières pour le compte de leurs sponsors idéologiques et financiers ( réseaux Soros etc ..), le peuple doit reconsidérer la nécessité, de volonté, d'unité, de virilité. Par l'action, par la responsabilité, pour le travail, le partage, la justice et l'ordre.



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Entre 1748 et 1873, plus de 940 forçats corses ont purgé leur peine au bagne de Toulon. Peines de droit commun autant qu’actes politiques, les déportations sont aussi liées à l’histoire de la Corse et à l’annexion du territoire par la France. Qui étaient ces hommes et quelle était leur vie ? Pour quel motif ont-ils été condamnés ? Quelles ont été leurs conditions de détention ? Autant de questions auxquelles répond cet ouvrage, témoignage historique de première main.